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Biodiversité : le hérisson est une espèce parapluie

Protéger une espèce parapluie revient à protéger l'ensemble du biotope associé à cette espèce dont les besoins (la niche écologique) incluent ceux de nombreuses autres espèces. En la protégeant, on étend la protection à toutes les espèces qui partagent son habitat ou qui interagissent avec sa niche écologique. Les espèces parapluies sont souvent de grands mammifères, mais elles peuvent aussi être très petites comme certains papillons.

La restauration et la protection de son habitat sont essentielles, ce qui par voie de conséquence améliorera l'habitat d'un grand nombre d'autres espèces aquatiques1. En utilisant certaines espèces au statut très médiatisé, comme le tigre ou le panda géant, on peut également permettre la sauvegarde de l'ensemble de leur écosystème2. La taille du territoire n'est pas le seul critère, et l'on peut étendre la définition à un concept plus général : une espèce parapluie est une espèce dont les besoins (la niche écologique) incluent ceux de nombreuses autres espèces ; en la protégeant, on étend la protection à toutes les espèces qui partagent son habitat ou interagissent avec sa niche écologique. Les espèces parapluies sont souvent de grands mammifères « charismatiques », mais peuvent aussi être plus petites, comme certains papillons par exemple3.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/08/a-nantes-les-herissons-travaillent-pour-la-biodiversite_1277604_3244.html#DUUZSLwKW5usG34v.99 http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/24/le-herisson-des-villes-plus-paresseux-que-celui-des-champs_1457388_3244.html#bGGs7JS6AkoDqvb1.99

 

Le hérisson est une espèce sentinelle

L'abeille, le hérisson, ou encore la grenouille peuvent être utilisés comme sentinelle écologique. Une espèce sentinelle, appelée aussi sentinelle écologique, est une espèce dont la sensibilité sert d'indicateur précoce des changements de l'environnement d'un écosystème. Elle révèle ces changements par des signes cliniques visibles de l'altération de sa physiologie, par exemple le jaunissement des feuilles, la présence d'anticorps, etc.

Le hérisson débusque scarabées, cafards, chenilles et vers dans un univers tranquille et discret à l'écart des humains. Et son inaptitude face aux champs immenses sans aucun bocage, autrement dit, son penchant pour le modeste le marginalise. Il est cependant un parfait indicateur de la santé de nos haies et de nos jardins. Il a d'ailleurs été promu au rang d'espèce sentinellepar certains chercheurs. Car notre omnivore aux 7 000 piquants indique la présence de polluants dans la nature. Les hérissons retrouvés morts font ainsi l'objet d'analyses toxicologiques pour rechercher d'éventuelles traces d'herbicides ou d'insecticides. Comme les thons, les plus grands poissons en haut de la chaîne alimentaire des petits poissons, et qui concentrent dans leur organnes vitaux, principalement le foie, les métaux lourds, les hérissons sont en haut de la chaîne alimentaire des insectes de leurs écosystèmes : haies et bocages.

"Le hérisson est une espèce sentinelle. Du fait qu'il se situe en haut de la chaîne alimentaire, sa connaissance permet de comprendre et de protéger d'autres espèces qui subissent le même sort" Olivier Lambert, responsable du Centre vétérinaire de la faune sauvage et des écosystèmes est cité dans un article sur les hérisson, publié sur le site www.developpementdurable.com, relatant l'information concernant l'information que la ville de Nantes a décidé d’utiliser les hérissons d’Europe pour étudier la circulation animale dans ses corridors écologiques. La brève de l'AFP précise: Le service Urbanisme de la ville de Nantes a décidé de suivre des hérissons d'Europe à la trace pour étudier leur comportement et leurs trajets dans les corridors écologiques de la ville. "Concrètement, certains soirs dans les secteurs étudiés, des enseignants et des étudiants de l'École nationale vétérinaire vont arpenter les rues de ces quartiers à la recherche des hérissons"a expliqué la municipalité à l'AFP. Les hérissons d'Europe, réputés être de bons indicateurs de la biodiversité, seront marqués et suivis jusqu'à leur hibernation, avant une nouvelle phase d'observation, du printemps jusqu'à septembre 2010. Les espaces verts de deux quartiers de la ville sont concernés par cette expérimentation singulière, qui devrait donner des indications sur le comportement des animaux dans les corridors écologiques et sur l'évolution de la biodiversité en ville. Lorsque des hérissons "cobayes" seront retrouvés morts, des analyses toxicologiques seront effectuées.
http://www.podcastjournal.net/Le-herisson-une-espece-sentinelle_a3391.html

Pour info, des chiffres alarmant ont été relevés par Hubert Védrine dans son livre Le Monde au défi, la France est en Europe le premier utilisateur de pesticide : 5,4 kg pulvérisés par hectare cultivable, contre 3 kg en moyenne en Europe. L'achat de produits phytosanitaires a bondi de 9 % en 2013, et de 9,4% en 2014. La consommation de pesticides est donc aujourd'hui plus du double en France qu'en Europe ! Et combien de centaines de commentaires de la pétition https://www.change.org/p/sauvons-les-hérissons-en-danger qui alarment sur le fait que depuis 3 ou 4 ans, on ne voit plus du tout de hérissons dans les campagnes en France !

D'ailleurs, on serait tenté de dire que si un lieu ne convient pas aux hérissons, c'est qu'il ne convient à personne.

M. Nigel Reeve affirme que l'urbanisation a contribué et contribue de plus en plus au déclin de l'espèce. Le hérisson adore les interstices, les coins sauvages et les fouillis faits de ronces où ils se dissimulent dans la journée et pendant l'hiver. Il faut donc défragmenter les cités afin qu'il y ait davantage de friches. Le hérisson se meurt, car nous n'avons pas conscience de ce que nous lui faisons subir. Sans cette connaissance nécessaire de l'animal, très silencieusement, un monde inoffensif se fait maltraiter et agresser, et, du fait qu'il ne se voie presque pas, on n'en parle guère. Alors, si l'on n'adopte pas une doctrine d'action rapide, le hérisson s'éteindra d'ici quelques décennies, et ne sera plus qu'un souvenir pour les générations à venir. The Guardian, édition numérique en date du 17 janvier 2006, enquête de Adam Nicolson : http://valleech.perso.sfr.fr/herisson/herisson/disparition.html

 

Connaître et aider les hérissons, car son environnement est aussi le votre...

Il est important de connaître un de leurs comportements, qui pourrait expliquer sa pérennité depuis tant de millions d'années. En effet, l'autolubrification est une séquence comportementale très particulière à cette espèce : au contact de certains objets, de certains matériaux ou de certaines odeurs, le hérisson renifle, lèche, mâchonne, puis produit une grande quantité de salive mousseuse imprégnée de la substance originale dont il essaie d'enduire les piquants de son dos, se contorsionnant autant que possible. Les substances peuvent être aussi variées qu'un bout de plastique, un mégot de cigarette, une herbe aromatique particulière. Dans tous les cas, il s'agit d'odeurs remarquables et puissantes. De nombreux tests conduits aussi bien en laboratoire que sur le terrain ont établi la primauté du sens de l'odorat chez le hérisson, et il est raisonnable de penser que cet animal peut détecter les odeurs sur une bien plus grande distance que ne pourrait le faire un humain. Dans ces conditions, l'autolubrification peut donc être interprétée comme un dispositif de signalisation dont la fonction consisterait à avertir de la présence d'un autre hérisson et des odeurs qui composent son territoire...

 

« La meilleure prise de conscience pour respecter la Nature,
consiste à le faire avec la Nature qui se trouve en bas de chez nous »

Introduction : les experts anglais nous alertent : « Les ONG comme Green Peace ou le WWF se trompent de cibles quand elles starifient les ours polaires ou les pandas, bien trop éloignés, beaucoup trop virtuels. En effet, nous sommes aussi peu prédestinés à former un couple harmonieux avec Georges Clooney ou Kate Moss qu’avec un éléphant ou une girafe ! » Il faut changer de paradigme. Nous avons plutôt intérêt à aimer notre voisin de palier, le Hérisson, celui qui farfouille dans une haie, juste au fond de notre jardin.

En effet, grâce à ses incroyables facultés d’adaptation depuis 60 millions d'années, celui qui prend soin du Hérisson réalise qu’il a quelque chose que les autres n’ont pas. Il nous fait prendre conscience des liens de cause à effet entre la fragmentation des zones urbaines et la circulation automobile toujours plus dense. On y réfléchit alors à deux fois avant d’entreprendre d’inutiles trajets. Peu à peu, on replante des haies, on fait revivre des coins de nature sauvage. Puis on encourage l’agriculture locale, biologique et toutes ces actions quotidiennes qui nous libèrent des chaines qui nous mènent inexorablement vers de graves changements climatiques…

Signer la pétition : https://www.change.org/p/sauvons-les-hérissons-en-danger

Pour une prise de conscience écologique, locale et nourricière de la Nature !