Le Hérisson, lanceur d'alerte
L'effondrement de la biodiversité, bien plus préoccupant que le réchauffement climatique !

" Une chose frappe : si on détruit les écosystèmes, les espèces communes s’effondrent. Et les espèces rares ne disparaissent pas toujours en premier. En France, c’est dramatique pour le hérisson… " Gilles Bœuf, Muséum National d’Histoire Naturelle, Université Pierre-et-Marie-Curie, Président du conseil scientifique de l’Agence Française pour la Biodiversité. source Libération

En France, " Le hérisson est un animal qui sonne l’alerte sur l’état des écosystèmes " Nathalie de Lacoste, chargée d’étude des mammifères au Muséum National d’Histoire Naturelle. source Libération

Le Point : Notre civilisation touche à sa fin, assure la Nasa

Le Monde : Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète

Vidéo sur Brut, Aurélien Barrau, Astrophysicien : Une possibilité de fin du Monde...

Le Monde, Climat :
Des conséquences désastreuses en cas d’inaction dans les deux ans

Vidéo sur Brut : "Contre les Changements climatiques, bien plus que les panneaux solaires et les voitures électriques, nous avons besoin de la Nature, de ses forêts, de ses zones humides"
Discours de Herisson - Harisson Ford (;-)

Libération : «Le scénario de l’effondrement l’emporte»

RTBF : La moitié de la planète suffoque: 41 degrés en Grèce, 35 en Suède, le mois le plus chaud depuis 260 ans

Le Monde : L’été a été marqué par une succession de catastrophes liées au dérèglement climatique mais aussi par l’extinction de toute volonté politique de lutter contre ce phénomène.

Sciences et Avenir : Réchauffement Climatique : + 5°C si on ne fait rien.

France Info : Les derniers scénarios de l'emballement du climat : des conséquences imprévisibles.

Le Monde : La Terre risque de se transformer en « étuve » à cause du changement climatique


Le déclin biologique des sols est un problème plus grave encore que le réchauffement climatique

"Un hectare de terre fertile contient en moyenne 1 tonne de vers de terre, 1,7 tonne de bactéries, 2,7 tonnes de champignons, qui par leurs mouvements brassent silencieusement une masse considérable de matière fertile. Une vie foisonnante travaille les sols : sur chaque hectare, dans les 20 premiers centimètres de profondeur, vous trouvez l’équivalent, en poids, de "500 moutons !", décrit Daniel Nahon. Un chiffre divisé par cinq dès lors que la terre est cultivée. Et bien plus lorsque les pratiques chimiques et mécaniques agricoles ne respectent pas les sols. Il y a quelques années, on avait déjà perdu 90% des vers de terre." À l’échelle de la planète, "cette perte de fertilité provoque une perte à 400 milliards de dollars par an", selon David Pimentel.

" Le « déclin biologique » des sols est un problème plus grave encore que le réchauffement climatique, prévient Daniel Nahon. La qualité des sols agricoles se dégrade. Au point de mettre en cause la capacité à nourrir les humains. Les sols s’érodent, se dégradent, perdent de leur fertilité, poursuit le chercheur. On considère à tort qu’ils vont produire éternellement. Mais, un jour prochain, on n’observera pas seulement une chute de la productivité, mais une non-production." source Daniel Nahon professeur de géosciences à l’université Paul-Cézanne d’Aix-en-Provence



http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/08/a-nantes-les-herissons-travaillent-pour-la-biodiversite_1277604_3244.html#DUUZSLwKW5usG34v.99

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/24/le-herisson-des-villes-plus-paresseux-que-celui-des-champs_1457388_3244.html#bGGs7JS6AkoDqvb1.99

__________________________________________________________
Une espèce sentinelle

En effet, le hérisson est une sentinelle écologique, une espèce dont la sensibilité sert d'indicateur précoce des changements de l'environnement d'un écosystème. Elle révèle ces changements par des signes cliniques visibles de l'altération de sa physiologie, par exemple le jaunissement des feuilles, la présence d'anticorps, etc.

Le hérisson débusque scarabées, cafards, chenilles et vers dans un univers tranquille et discret à l'écart des humains. Et son inaptitude face aux champs immenses sans aucun bocage, autrement dit, son penchant pour le modeste le marginalise. Il est cependant un parfait indicateur de la santé de nos haies et de nos jardins. Car notre omnivore aux 7 000 piquants indique la présence de polluants dans la nature. Les hérissons retrouvés morts peuvent faire l'objet d'analyses toxicologiques pour rechercher les herbicides et pesticides accumulés dans ses organes. Comme les thons, les plus grands poissons en haut de la chaîne alimentaire des petits poissons, et qui concentrent dans leurs organes vitaux les métaux lourds, les hérissons sont en haut de la chaîne alimentaire des insectes.

Pour info, des chiffres alarmant ont été relevés par Hubert Védrine dans son livre Le Monde au défi, la France est en Europe le premier utilisateur de pesticide : 5,4 kg pulvérisés par hectare cultivable, contre 3 kg en moyenne en Europe. L'achat de produits phytosanitaires a bondi de 9 % en 2013, et de 9,4% en 2014. La consommation de pesticides est donc aujourd'hui plus du double en France qu'en Europe ! Et combien de centaines de commentaires de la pétition https://www.change.org/p/sauvons-les-hérissons-en-danger qui alarment sur le fait que depuis 3 ou 4 ans, on ne voit plus du tout de hérissons dans les campagnes en France !

D'ailleurs, on serait tenté de dire que si un lieu ne convient pas aux hérissons, c'est qu'il ne convient à personne.

M. Nigel Reeve affirme que l'urbanisation a contribué et contribue de plus en plus au déclin de l'espèce. Le hérisson adore les interstices, les coins sauvages et les fouillis faits de ronces où ils se dissimulent dans la journée et pendant l'hiver. Il faut donc défragmenter les cités afin qu'il y ait davantage de friches. Le hérisson se meurt, car nous n'avons pas conscience de ce que nous lui faisons subir. Sans cette connaissance nécessaire de l'animal, très silencieusement, un monde inoffensif se fait maltraiter et agresser, et, du fait qu'il ne se voie presque pas, on n'en parle guère. Alors, si l'on n'adopte pas une doctrine d'action rapide, le hérisson s'éteindra d'ici quelques décennies, et ne sera plus qu'un souvenir pour les générations à venir. The Guardian, édition numérique en date du 17 janvier 2006, enquête de Adam Nicolson : http://valleech.perso.sfr.fr/herisson/herisson/disparition.html

________________________________________________________
U
ne espèce parapluie


Protéger une espèce parapluie revient à protéger l'ensemble du biotope associé à cette espèce dont les besoins (la niche écologique) incluent ceux de nombreuses autres espèces. En la protégeant, on étend la protection à toutes les espèces qui partagent son habitat ou qui interagissent avec sa niche écologique. Les espèces parapluies sont souvent de grands mammifères, mais elles peuvent aussi être très petites comme certains papillons.

La restauration et la protection de son habitat sont essentielles, ce qui par voie de conséquence améliorera l'habitat d'un grand nombre d'autres espèces aquatiques1. En utilisant certaines espèces au statut très médiatisé, comme le tigre ou le panda géant, on peut également permettre la sauvegarde de l'ensemble de leur écosystème. La taille du territoire n'est pas le seul critère, et l'on peut étendre la définition à un concept plus général : une espèce parapluie est une espèce dont les besoins (la niche écologique) incluent ceux de nombreuses autres espèces ; en la protégeant, on étend la protection à toutes les espèces qui partagent son habitat ou interagissent avec sa niche écologique. Les espèces parapluies sont souvent de grands mammifères « charismatiques », mais peuvent aussi être plus petites, comme certains papillons par exemple3.

Connaître et aider les hérissons, car son environnement est aussi le votre...

Il est important de connaître un de leurs comportements, qui pourrait expliquer sa pérennité depuis tant de millions d'années. En effet, l'autolubrification est une séquence comportementale très particulière à cette espèce : au contact de certains objets, de certains matériaux ou de certaines odeurs, le hérisson renifle, lèche, mâchonne, puis produit une grande quantité de salive mousseuse imprégnée de la substance originale dont il essaie d'enduire les piquants de son dos, se contorsionnant autant que possible. Les substances peuvent être aussi variées qu'un bout de plastique, un mégot de cigarette, une herbe aromatique particulière. Dans tous les cas, il s'agit d'odeurs remarquables et puissantes. De nombreux tests conduits aussi bien en laboratoire que sur le terrain ont établi la primauté du sens de l'odorat chez le hérisson, et il est raisonnable de penser que cet animal peut détecter les odeurs sur une bien plus grande distance que ne pourrait le faire un humain. Dans ces conditions, l'autolubrification peut donc être interprétée comme un dispositif de signalisation dont la fonction consisterait à avertir de la présence d'un autre hérisson et des odeurs qui composent son territoire...

 

« La meilleure prise de conscience pour respecter la Nature
consiste à le faire avec la Nature qui se trouve en bas de chez nous »

Les experts anglais nous alertent : « Les ONG comme Green Peace ou le WWF se trompent de cibles quand elles starifient les ours polaires ou les pandas, bien trop éloignés, beaucoup trop virtuels. En effet, nous sommes aussi peu prédestinés à former un couple harmonieux avec Georges Clooney ou Kate Moss qu’avec un éléphant ou une girafe ! » Il faut changer de paradigme. Nous avons plutôt intérêt à aimer notre voisin de palier, le Hérisson, celui qui farfouille dans une haie, juste au fond de notre jardin.

En effet, grâce à ses incroyables facultés d’adaptation depuis 60 millions d'années, celui qui prend soin du Hérisson réalise qu’il a quelque chose que les autres n’ont pas. Il nous fait prendre conscience des liens de cause à effet entre la fragmentation des zones urbaines et la circulation automobile toujours plus dense. On y réfléchit alors à deux fois avant d’entreprendre d’inutiles trajets. Peu à peu, on replante des haies, on fait revivre des coins de nature sauvage. Puis on encourage l’agriculture locale, biologique et toutes ces actions quotidiennes qui nous libèrent des chaines qui nous mènent inexorablement vers de graves changements climatiques…


Voir la page
Qui Sauve les Hérissons, Sauve le Monde !


__________________________________________________________

Pour sauver les hérissons, merci de signer la pétition www.change.org/p/sauvons-les-hérissons-en-danger.

Si vous en trouvez un blessé, ou errant le jour ou l'hiver, voir les premiers soins d'urgence et les Centres pour hérissons.

Et comment faire pour
attirer un hérisson dans votre jardin?

__________________________________________________________
Menu

> Accueil

> Premiers soins et centres d'Urgence pour les Hérissons

> Signer la Pétition !

> Soutiens publics et politiques

> Tristesse et Colère, l'Apocalypse des Hérissons

> Revue de Presse Hérisson et Biodiversité

> Dysfonctionnements des centres français

> Qui Sauve les Hérissons, Sauve le Monde !

> Dessins du concours Hérisson

> Attirer un Hérisson dans son jardin

> Le Hérisson, lanceur d'alerte, espèce parapluie

> Le Hérisson, évolution et biologie

> Le Hérisson dans l'histoire

> Contact Mail